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Le TOC
(Trouble Obsessionnel Compulsif)

Le Trouble Obsessionnel Compulsif touche environ 2% de la population. La grande difficulté dans le traitement du TOC est de sortir du cycle infernal (obsession - détresse - compulsions - soulagement).

 

Les TOC peuvent être si invalidants que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les TOC dans les dix maladies les plus invalidantes, en termes de perte de revenus et de qualité de vie.

Avoir un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif) c'est un peu comme avoir une chanson dans la tête sauf... que cette chanson crée de l'anxiété. Pour évacuer les angoisses, la personne atteinte du TOC effectue des actions spécifiques. En effectuant ces actions (compulsions), malheureusement elle ne fait essentiellement qu'augmenter de plus en plus l'angoisse.

La chose importante à retenir est que la pensée intrusive occasionnelle (même terriblement dérangeante) est normale pour chaque individu, même sans TOC. Des caprices obsessionnels ou compulsifs ponctuels causent rarement de l'anxiété. Cela nous montre également que ce ne sont pas les pensées elles-mêmes qui sont le problème, mais la façon dont les personnes atteintes de TOC répondent à ces pensées.

 

En quoi puis-je vous aider ?

Le principe du traitement des TOC consiste à apprendre à accepter l'incertitude. 

 

Les gens avec des TOC ne veulent souvent pas accepter l'incertitude.

Si une personne a peur de renverser quelqu'un en conduisant, elle commence à conduire et à être anxieuse, en pensant "et si je renversais quelqu'un", ou "est-ce-que je viens de renverser quelqu'un par accident" ? Ensuite, elle reviendra en arrière pour vérifier si elle n'a effectivement pas renversé quelqu'un. Or, plus la personne revient en arrière pour vérifier, plus elle se sent rassurée. Mais cela veut aussi dire qu'elle renforce cette angoisse et que cette dernière reviendra plus fortement encore. 

On ne peut pas demander à un patient souffrant de TOC de renoncer à ces compulsions car elles sont au-delà de sa volonté consciente.  Les outils sont multiples et dépendent du patient et de sa réalité, de sa manière d’être au monde.

 

Quoi qu’il en soit l’approche est toujours double : le changement d’une part et la prise en compte du trouble anxieux d’autre part.

  • Les changements de pattern amèneront un début de souplesse dans les rituels.

  • Les exercices de gestion du stress et les montées d’angoisse volontaires amèneront un début « d’apprivoisement » de l’anxiété.

 

A cela peut se rajouter deux outils de la thérapie systémique brève qui sont l’EMDR et l’hypnose Ericksonienne qui ont eu de bons résultats dans les prises en charges des TOC et des phobies.

 

C'est dans ce sens que je peux aider la personne à déterminer

a) où elle se situe par rapport à la question : s'agit-il d'un comportement obsessionnel ou compulsif que l'on peut considérer comme ponctuel, ou celui-ci affecte-t-il d'une certaine façon la qualité de vie de la personne ?  C'est ici que la vision systémique du problème sera primordiale.

b) on pourra ensuite déterminer au mieux de quel type de soutien elle aura besoin en priorité. Car le traitement d'un TOC peut prendre du temps, néanmoins plus tôt celui-ci est diagnostiqué plus efficace sera l'approche du traitement et donc sa durée potentielle.

Je vous invite à me contacter pour une prise de rendez-vous.

 

Les idées reçues

 

Il y a beaucoup d'idées reçues sur ce que c'est d'être atteint du Trouble Obsessionnel Compulsif. Il n'est pas rare que l'on associe une personnalité "maniaque" (dans le langage familier) à un TOC (faisant partie des troubles anxieux).

L'utilisation des termes «obsessionnel» et «compulsif» de manière incorrecte entraîne un malentendu à propos du TOC qui malheureusement  minimise et banalise la vraie souffrance que le trouble peut entraîner pour la personne ou ses proches.

Le TOC se présente sous de nombreuses formes et va certainement bien au-delà de la perception commune que le TOC consiste simplement à se laver les mains, à vérifier les interrupteurs ou à vivre dans un lieu impeccable. En réalité, si une personne souffre d'un TOC, celui-ci aura un impact sur certains aspects ou sur tous les aspects de sa vie quotidienne. C’est à ce niveau d’impact sur la personne que le TOC est un trouble.

Certaines thérapies pour les TOC fonctionnent bien, et on arrive à ce que les angoisses soient contrôlées, sans renforcement des compulsions. 

Mais la maladie n'étant souvent pas bien comprise, les personnes ne sont malheureusement pas toujours orientées de façon adéquate. 

Des erreurs de diagnostic peuvent arriver, et si on préconise à un patient de céder à ses compulsions au lieu d'y résister, cela peut aggraver l'anxiété. Tout comme les familles de personnes atteintes d'un TOC peuvent involontairement faire augmenter l'anxiété s'il elles ne comprennent pas totalement la maladie. 

Pour l'entourage, certaines compulsions sont manifestes (vérification, symétrie, etc.) mais d'autres sont cachées (compulsions cognitives), et sont donc plus difficiles à identifier comme par exemple le décompte mental.

 

La cause du TOC

En dépit de toute une série de théories et de recherches approfondies, les scientifiques n’ont pas encore été en mesure d’identifier une cause définitive pour laquelle une personne développe un Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC).

Il y a eu beaucoup d'explications sur les raisons pour lesquelles les personnes développent un TOC :

Facteurs Biologiques/génétiques

Déséquilibre chimique

Théories psychologiques

Théorie comportementale - théorie apprise

Théorie cognitive

Théorie psychanalytique

Stress

Dépression

Il y a encore beaucoup de controverses théoriques sur la cause définitive.

Cependant, bien que la plupart des théories ci-dessus offrent des perspectives convaincantes et instructives, il est possible qu’une combinaison de ces théories puisse éventuellement être identifiée comme la cause réelle du TOC et qu’il est probable qu’un certain nombre de facteurs entrent en jeu. 

 

Alors que la cause est actuellement encore en discussion par les scientifiques, le fait que le trouble obsessionnel compulsif soit parfois effectivement une maladie chronique n'est pas contesté. La bonne nouvelle est que ce trouble est néanmoins traitable.

 

Espoir de guérison ?

Il serait faux de dire que le traitement du TOC se fait aisément et rapidement. Cela peut parfois être assez rapide mais ce n'est pas toujours le cas. Cela peut être particulièrement difficile pour les familles lorsque la personne atteinte d'un trouble obsessionnel-compulsif a un faible aperçu de la maladie. Dans ces cas, la personne aura du mal à reconnaître que ses préoccupations sont excessives, qu’elles peuvent avoir un TOC ou même qu’elles ont besoin d’aide.

L'impact sur les membres de la famille ne devrait pas non plus être sous-estimé. Les êtres proches, souvent involontairement, se mêlent aux compulsions de la personne souffrant d'un TOC.

Pour certaines personnes avec le soutien et le traitement appropriés, elles peuvent se retrouver rétablies du TOC au point de guérir. Pour d'autres, l'accès à un traitement de qualité signifie que la récupération reste une proposition réaliste. La personne continue à parfois avoir des pensées intrusives mais cela ne la gênera plus dans son quotidien.

 

Et la récupération peut signifier différentes choses pour différentes personnes, car une certaine récupération est un voyage continu, pour d'autres, il peut s'agir d'une destination spécifique si la guérison totale et définitive semble hors de portée.

Par exemple, si une personne atteinte d'un trouble obsessionnel compulsif progresse grâce au traitement, elle peut encore éprouver des pensées intrusives occasionnelles. Mais si ces pensées n’ont plus d’impact sur elles, ne provoquent plus d’anxiété et ne mènent plus à aucune forme de contrainte mentale ou physique, elles ne seraient plus diagnostiquées avec le TOC. 

Certaines personnes appellent cela une récupération, d'autres appellent cela guérison. Quelle que soit sa dénomination, c'est une cible réaliste pour le traitement.

Note : 

Il existe de nombreux tests TOC en ligne, certains peu fiables. Ces tests ne doivent pas être considérés comme une sorte de guide ou d'indication qu'une personne souffre ou non d'un TOC. Consultez toujours un professionnel de la santé qualifié.